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Christophe Esperado : 31-12-2005
 

Chapitre deux

Il est arrivé en ambulance, sur une civière, on l'a sorti avec des gestes mécaniques. Les roues, en se dépliant ont fait un bruit sec. Les deux ambulanciers s'engouffrent dans le couloir des urgences, rapidement, comme s'ils voulaient cacher le visage de cet homme de cinquante ans.

On a quand même le temps de l’apercevoir.
Il est pâle, la peau est tirée sur les os, transparente, diaphane. On entend sa respiration difficile l’espace d’un instant. Puis, comme le chariot s’éloigne, c’est de nouveau le moteur de l’ambulance au dehors. La porte extérieure se referme lentement, ramenant le silence. Le courant d’air cesse en même temps. Et c’est toujours l’atmosphère surchauffée et l’odeur du désinfectant.
L’interne de service sort du bureau. Il marche rapidement, sans courir, pour rattraper la civière. On entend ses semelles de crêpes qui grincent sur le lino, les perfusions qui cognent sur la potence avec un bruit métallique. Les tuyaux fragiles se balancent.
Loin des regards de la salle d’attente, deux infirmiers sont sortis d’une pièce et sur un signe de l’interne ont amené un chariot.
- Un- deux- trois.
Ils soulèvent le malade, on voit qu’ils l’ont fait cent fois, à la précision de leurs gestes, à la façon dont ils coordonnent leurs mouvements sans y penser. Mais le malade est lourd, ils font visiblement un effort.
Il paraissait si maigre, c’est surprenant.
Sur le coup les tuyaux se tendent, un des ambulanciers décroche la bouteille de verre, la passe à une infirmière. Elle la maintient en hauteur, le tuyau vers le bas.
Les ambulanciers se détendent, instantanément, se regardent l’air soulagé.
- Bon, on a le temps de boire un pot à la cafétéria ?
- Ouais ! Mais avant je vais ranger l’ambulance au parking.
Ils traversent le hall d’un pas léger, conscients des regards qui se posent sur eux, avec cette attitude détachée qu’ont les croque-morts quand ils attendent dans la rue sous le grand drap noir du porche de l’immeuble.
La-bas, dans le fond, le chariot de l’hôpital a repris sa course. Plus lentement cette fois.

Le drap blanc, parfaitement tiré, qui recouvre le malade, contraste avec la couverture écossaise en désordre sur le chariot des ambulanciers. Soulagé du poids du malade, celui-ci fait un bruit de ferraille comme au supermarché. La porte extérieure s’ouvre de nouveau, de nouveau le bruit feutré du moteur. La porte se referme, les ambulanciers sont sortis.
Assourdi, venant de dehors, le chariot se vérouille dans les glissières, le hayon se referme en claquant. Le moteur accélère puis disparaît dans le silence.
Pendant ce temps on emmène le malade entouré de quatre blouses blanches qui se pressent autour du chariot comme s’ils faisaient un seul bloc avec lui. Le lino fait résonner le sifflement des roues, des semelles de crêpe, de la porte à double battant qui s’ouvre sous la poussée.
Elle se referme derrière eux dans un bruit d’air comprimé et c’est enfin le silence.
Un silence difficile à entendre, si l’on en croit l’air mal à l’aise des gens assis dans la salle d’attente.
Sur la porte du fond on peut lire : " service des urgences "

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