| Les grands Mythes Audiophiles |
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christophe Esperado : 31-07-2011 |
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Les mesures ne reflètent pas ce que l'oreille entendFaux, c'est une erreur courante qui est due à plusieurs confusions. D'abord, il convient de savoir de quelles mesures on parle, et quelles sont les impacts de celles-ci sur les ressentis d'écoute. La plupart des gens ne connaissent pas le ressenti qui correspond aux défauts montrés par les mesures. Ou, à l'inverse, quelle caractéristique auditives ils peuvent espérer à la lecture de mesures. Nous allons tenter, rapidement d'en expliquer les effets.L'étendue courbe de réponseL’instrument le plus grave, l'Orgue, descend à une fréquence de 16 hz. Il est donc inutile, et néfaste pour les hauts parleurs de descendre plus bas. En effet, cela les oblige à un très grand débattement, qui fera sortir la bobine mobile de l'entrefer, avec la distorsion qui va avec. En réalité, comme la plupart du temps, on écoute dans une petite pièce, et qu'on n'écoute pas souvent de grands orgues, on se contentera de 41 hz, la fréquence de la note la plus grave d'une basse. et on veillera à avoir une pente suffisante en dessous (au moins 6db par octave) pour le le haut parleur ne se déplace pas trop à haut volume. Pour les aiguës, 20 000 hz est un très grand maximum, et on pourrait se contenter de 16 000hz avec quelques avantages à l'écoute (moins de produits de distorsions harmoniques reproduites). Cependant, sur de bons systèmes, une bande passante très étendue en puissance dans les aiguës (jusqu'à 100kz ou plus, à 0db dans un pré ampli/ampli) est un signe de bonne santé et sera révélatrice de la capacité de votre électronique à reproduire les signaux dynamiques rapides et transitoires sans distorsion. A faible niveau, l'étendue de la courbe de réponse est sans intérêt, c'est à pleine puissance que celle-ci est indicatrice de qualité.la régularité de la courbe de réponseEn ce qui concerne les hauts parleurs, nous y reviendrons. En ce qui concerne l'électronique elle-même, on s'assurera de la parfaite platitude de la courbe dans la bande reproduite. c'est le cas généralement. Mais ce n'est pas tout. Seule, la courbe de réponse ne dira pas tout de l'équilibre tonal d'un système. La courbe de phase (ou temps de propagation de groupe ) est tout aussi importante. Qu'ils soient dus aux filtrages ou aux limitations de l’électronique, les systèmes peuvent retarder certaines fréquences par rapport à d'autres (tout en les reproduisant aux même niveaux). Et l'oreille est extrèmement sensible à cela. Un système parfaitement linéaire en phase sonnera mieux qu'un système à la courbe de phase tourmentée, et sera plus neutre à l'écoute que l'autre, qui pourra sembler favoriser les aiguës ou les graves (d'autres effets jouent sur ce point). Des distorsions rajoutées au signal, harmoniques ou par intermodulation ou manque d'amortissement jouent aussi sur l'équilibre tonal. Ce n'est qu'en observant simultanément la courbe de réponse, la courbe de phase, les courbes de distorsion et la réponse aux signaux rectangulaires qu'on pourra se faire une idée de la restitution tonale d'un système. Mais, même avec des technologies différentes, deux systèmes présentant les mêmes caractéristiques sur tous ces points simultanément (c'est impossible) sonneront exactement de la même façon.La distorsion harmoniqueC'est ce vilain défaut que les systèmes ont à déformer le signal qui les traverse, ce qui se traduit par l'ajout d'harmoniques à celui-ci. Mais toutes les distorsions harmoniques n'agressent pas l'oreille de la même façon. Les harmoniques paires sont... harmonieuses. Á ce point qu'elles enjolivent parfois le signal en rajoutant ce que les gens appellent présence ou chaleur. Il se trouve que c'est le défaut privilégié des lampes. Raison pour laquelle il y a des inconditionnels de cette technologie dépassée et pleine de défauts ? En tous cas, c'est la raison pour laquelle les amplis saturés de nos guitaristes de hard rock sont, la plupart du temps, à lampes. les harmoniques impaires sont agressives et laides, dissonantes. Les mauvais montages à semi conducteurs en génèrent. Raison pour laquelle les gens trouvent qu'il y a un son "transistor" ? Un bon système ne rajoute pas d'harmoniques, ou à un niveau tel qu'il est inaudible (moins de 0.01%). Á savoir que la seule mesure du taux de distorsion à 1000 hz est sans intérêt. C'est sur toute la bande et jusqu'à 10 000 hz qu'il faut la regarder (en dessus, on s'en fiche, les harmoniques générées seront au delà de la bande que l'oreille peut percevoir, cela nous intéressera quand on parlera de la classe D).La distorsion d'intermodulationC'est ce vilain défaut que les systèmes ont à rajouter un troisième signal (battement) quand ils sont en présence de deux fréquences simultanée (c'est toujours le cas en musique, non ?). C'est cette distorsion qui introduit une confusion entre les sons, rend les instruments difficiles à séparer auditivement, l'écoute fatigante. Elle aussi qui fera que votre ampli changera d'équilibre tonal avec la puissance. Elle est à mon sens plus important que la distorsion harmonique, et on veillera à ce qu'elle soit la plus faible possible. L'oreille y est très sensible. un taux de 0.05% est un maximum acceptable dans un très bon système. Là encore, c'est à pleine puissance qu'on mesurera ses effets. Comment fait-on cette mesure d'intermodulation ? C'est bien simple, on applique simultanément une fréquence élevée de niveau faible (1000hz ou 10 000hz par exemple) et une fréquence basse de niveau fort, et on observe que le signal de niveau faible n'est pas déformé par ces graves puissants. Cela assurera que cette jolie nappe de synthés ne prendra pas un coup à chaque coup de grosse caisse.Le slewrate, ou temps de montéeC'est la capacité dynamique d'un système en signaux transitoires. Plus le slewrate est élevé ou le temps de montée faible, plus l'ampli sera capable de traiter des signaux transitoires sans distorsion. C'est une mesure très importante et souvent négligée par les constructeurs et scribouilleurs de revues idiophile. Une chose est sure, il doit être bien supérieur à ce que demande le traitement d'un signal sinusoïdal à 20 000hz. Et plus l'ampli est puissant plus il doit avoir un temps de montée court. Disons que dix fois le nécessaire est une précaution minimum. et qu'il convient de filtrer le signal pour que jamais l'ampli n'ait à traiter des signaux plus rapides que ce qu'il sait faire. C'est la caractéristique que je regarde en premier sur un système, qui détermine la séparation des graves, la douceur des aiguës, la transparence et la séparation des instruments à l'écoute, ainsi que les micros détails.Les signaux rectangulaires.Ils permettent d'en savoir beaucoup sur la qualité d'un système.A très basse fréquence et niveau proche du max, si les plateaux sont bien horizontaux, on sera assuré de la capacité de l'alimentation à fournir toute la puissance désirée. Mais on a vu qu'il était néfaste pour les hauts parleurs de transmettre des signaux de très basse fréquence. Les constructeurs sérieux introduisent donc un filtre. Si l'on injecte le signal carré à travers ce filtre, on ne saura rien de cela, les plateaux seront inclinés. Dommage pour les scribouilleur de revues hifi ! A haute fréquence, on pourra juger de la rapidité du temps de montée s'il est bien vertical. Et de la stabilité du système si l'on ne constate aucune sur-oscillation. Mais si l'on filtre les signaux aigus (ce qui est recommandé) afin que l'ampli n'ait à traiter que des signaux bien inférieurs à ses capacités de vitesse, et ne pas introduire de distorsion transitoire, les flancs seront inclinés. Dommage pour les scribouilleurs de revues Hifi ! Quand aux sur-oscillation, certains systèmes de filtrage numérique à front très raide semblent en introduire. C'est faux, et les légères oscillations que l'on peut voir sont dues à l'absence d'harmoniques supérieures. Il faut donc bien analyser ce que l'on voit et seul celui qui mesure connait les conditions de sa mesure. Ce qui est sur, c'est qu'un ampli au front de montée rapide et sans sur-oscillation, à grande puissance sera la preuve qu'il est capable de traiter tous les signaux musicaux sans distorsion dynamique, et que l'alimentation est capable de fournir l'énergie instantanée nécessaire. Notons au passage que si le système présente, bien au dessus de sa bande passante audio une remontée dans sa courbe, on pourra voir un dépassement du signal rectangulaire à l'attaque de celui-ci. Cela n'est pas nécessairement néfaste, et pourra redonner du nerf à des tweeter pénalisés (ils le sont tous) par leur inertie, donner plus de dynamique et de transparence à l'écoute sans agressivité. La encore, il faudra bien regarder la forme des signaux pour s'assurer que ces phénomènes se situent bien au dessus de 20 000hz. Les signaux sinusoïdauxIls permettent de déterminer le niveau maximum qu'on peut atteindre en puissance, sur toute la bande passante. On vérifiera notamment qu'à l'extrémité supérieur ou inférieure du spectre on n'a pas un niveau inférieur à celui qu'on a à 1000hz. Á faible niveau, ils permettent de voir un autre défaut, parfois présent sur certains amplis en classe B: la distorsion de raccordement. Mais le taux de distorsion mesuré à faible puissance nous en dit plus, et avec plus de précision sur ce point. Ils permettent aussi de vérifier la propreté du signal et l'absence de HF parasite; Là encore, pour déterminer son impact sur l'écoute, il faudra avoir une idée de leur niveau et de leur fréquence.Les mesures ne veulent rien dire, on les fait en continu et la musique est faite de signaux transitoiresÇa parait être un argument sèrieux, suaf que c'est totalement faux. Certes, les signaux qu'on injecte aux mesures sont la plupart du temps "périodiques". Mais ils ne sont pas "continus, ils sont alternatifs. Les mesures qu'on a indiqué dans ce chapitre renseignent bien au dela de ce que la reproduction musicale réclamera sur les capacités de l'ampli. Ainsi, si l'on a fait des mesures de vitesse maximum dans une ligne droite de 100km avec une formule un, des mesures d'accélération à fond jusqu'à celle-ci, on saura tout (ou presque) de la fiabilité et des performances de son moteur en course, qui sera moins exigeante que les tests. Reste la tenue en courbe et dans les virages, le slew rate, les signaux carrés, les mesures de distorsions nous renseignent sur tous ces points. Il restera, entre deux systèmes aux caratéristiques mesurées très proches de très subtiles différences. Les mesures ne dispensent pas de l'écoute attentive. Mais elles sont "subtiles" et ne remettent pas en cause la qualité globale constatée aux mesures. Les mesures sont une base, un minimum requis d'exigence objective.Conclusion sur les mesures (suite pages suivantes)Je crois pouvoir affirmer qu'une analyse intelligente et croisée de toutes ces mesures bien faites est à même de déterminer quelle sera la qualité et les caractéristiques d'un ampli à l'écoute. Qu'un ampli qui a de mauvaise mesures ne sera jamais "haute fidélité", même s'il peut être agréable à l'écoute. Maintenant, il faut savoir ce que vous cherchez. Si vous voulez vous faire plaisir, même quand le disque que vous écoutez sonne désagréablement, achetez un ampli qui colore agréablement le son. La haute fidélité vous donnera une restitution désagréable quand la source est mauvaise. Si chaque disque sonne différemment, c'est une preuve de qualité et de transparence de votre du système.Si vous voulez un système haute fidélité, excluez les machines qui ne répondent pas au minimum requis à la mesure, même, et surtout, si on vous en dit le plus grand bien. Dans ce qui reste, choisissez ce qui vous semblera le plus agréable et le plus neutre à l'écoute. Et surtout, ne lisez jamais les commentaires poético-culinaires des revues sponsorisées audiophiles, ni n'allez aux séances religieuses des gourous idiophiles, ou alors, avec l'aide d'un psychiatre compétant en la matière. Rapellez-vous, la reproduction sonore est affaire de technique, pas de lutherie, et la mesure, la reproductibilité, l'objectivité sont les bases de toutes démarches scinetifiques. Et, quand il y a des phénomènes qu'on ne sait mesurer ni quantifier, mais qu'on percoit, la première chose est d'essayer de le faire (les repérer puis les mesurer) pour les maitriser et les reproduire à coup sur. Ce qui n'exclue pas un poil de sensibilité ;-) Les lampes sonnent mieux que les semi conducteursC'est un joyeux n'importe quoi. Une légende qui date de l'époque des premiers amplis à transistors, qui avaient des distorsions considérables et des bandes passantes tellement réduites qu'on ne les linéarisait qu'à grand coups d'artifice de contre réactions extrêmes. Leur son était nasillard, sans chaleur, désagréable dès qu'on poussait le niveau, sans dynamique. Les lampes elles aussi, ont de nombreux défauts et sont tout à fait surpassées par les semi-conducteurs aujourd'hui. Elles sont microphoniques (sensibles aux vibrations). Elles ont un niveau de bruit élevé, du à la température du filament. Elles nécessitent des transfos lourds et couteux, pleins de défauts de linérarité, de bande passante et de distortion et des alimentations couteuses et compliquées aussi. Elles ont un avantage: elles saturent d'une façon très progressive et en créant principalement des harmoniques paires, agréables à l'oreille comme les notes d'un accord parfait(quand les harmoniques impaires sont atroces, dissonantes). De là leur réputation de chaleur. Mais, si cet agrément d'écoute est réel, il n'est pas "haute fidélité" dans la mesure où il déforme le signal original. Je réserve les lampes comme instrument comme périphérique d'enregistrement, comme "effet", pour donner plus de chaleur ou de présence, de fausse vérité à un instrument, ou créer des sons particuliers (les amplis des guitaristes de hard Rock sont à lampes, et leur saturations sont inimitables et belles). je n'en utiliserais certainement pas dans un système d'écoute ou de monitoring qui dot être fidèle. On peut, bien sur faire des amplis à lampe très chers et s'approchant de très près de la haute fidélité. Quand c'est le cas, on ne perçoit pas la différence avec un bon équivalent en semi conducteurs beaucoup plus fiable et économique. Point barre.Le son des câblesAlors là, nous entrons dans la grande rigolade et j'ai du mal à garder mon sérieux. Il y a des gens qui veulent vous faire acheter des câbles magiques à 1000 euros le mètre qui vont changer du tout au tout le son de votre système et vous conduire au nirvana de la vérité absolue. Ils y en a même qui sont capables de vous faire entendre à coup de démonstrations (commentées) des différences qui n'existent pas. Nous allons ici faire le point sur la question.D'abord, la réponse du créateur des amplis Quad à quelqu'un qui lui demandait quels câbles choisir: "J'ai tendance à manifester une préférence pour ceux qui conduisent l'électricité". Le gourou idiophile vous expliquera que le bisulfure de molybdène qui plaque ses câbles multi-brins fin de Litz vous apportera plus de chaleur à la restitution sonore. On connait les propriétés du bisulfure pour supprimer les petits électrons agressifs et favoriser les gros électrons souriants et chaleureux. Il vous proposera même trois modèles, un bleu, pour une plus grande précision, un vert, pour plus de naturel, un orange pour plus de dynamique et un rouge à la chaleur inimitable. Soyons sérieux. Un câble c'est un ou plusieurs conducteurs, blindés ou non, présentant une résistance série, une capacité parallèle et de très légers effets selfiques. Concernant la résistance, elle est négligeable, infinitésimale, devant l'impédance de la charge de l'ampli qui reçoit le signal. Et la puissance mise en jeu n'est pas suffisante pour en changer la valeur par effet thermique, donc déformer le signal. Tout ce qu'on verra, et quel que soit le métal utilisé, cuivre, argent aluminium, carbone, c'est une variation absolue et *constante* de quelques milliardième de db du niveau. Bien au dessous de celui qui intervient sur votre potentiomètre de volume si la température du pré-ampli varie d'un degrés. La conductivité du câble n'introduit pas de déformation du signal. On vous racontera que la qualité selfique, l'effet de peau, blabla, fils de Litz, restitution des aiguës etc...Foin de toutes ces bêtises. N'avez-vous pas remarqué que vos câbles d'antenne TV ou satellites sont composés d'un seul conducteur épais ? Et pourtant les fréquences qu'ils transportent sur de très longues distance et à très faible niveau sont infiniment plus élevées ? Ils sont fous, les antennistes ? Non, aux fréquences qui nous intéressent et sur les distances qui nous concernent, n'importe quel conducteur vous fournira à un bout l'exact signal qu'on a envoyé à l'autre bout des graves jusqu'aux aiguës. Vous me rétorquerez: "Si vous marchez sur le mauvais câble d'une guitare électrique branché dans un Mashall 100 watts poussé à fond, vous pouvez entendre des bruits générés par le câble? C'est exact. C'est du à la variation de la capacité du câble du à cet écrasement sur un signal à très haute impédance et à très faible niveau. Seulement, nous sommes, nous, sur un niveau mille fois supérieur, et à une impédance 10 000 fois plus faible, au moins. La capacité parasite d'un câble dépend de sa longueur , de la qualité diélectrique du matériau isolant, et de son épaisseur. Agitez votre câble de liaison à deux balles, tapez dessus ampli à fond avec un marteau (sans le coupe)r, vous entendez quelque chose ? Non ? Circulez, rien à voir. Aux fréquences qui nous importent, et aux impédances et longueurs considérées, la capacité parasite d'un câble de liaison entre appareils sera de toutes façon négligeable. Et si vous entendez une différence entre deux câbles, c'est que votre pré-ampli de sortie qui attaque le dit câble n'est pas stable, incapable de supporter cette capacité parasite minuscule sans se mettre à osciller: ne changez pas le câble, changez le pré-ampli. En revanche, ce qui est très important, c'est la qualité des contacts des connecteurs et des soudures, nous y reviendrons. Les composants ont un son propre. Un ampli doit avoir des composants audiophilesBien sur. les résistances, les condensateurs et les semi conducteurs sont fabriqués par des luthiers qui tapotent le silicium et poncent les métallisations jusqu'à obtenir, tel Stradivarius, le son chaleureux dont ils ont le secret. Et les constructeurs écoutent parmi des centaines de marques chaque composant qu'il implantent afin de choisir les plus beaux, tel un peintre ses couleurs. Mouaarf. C'est infiniment plus simple. Les semi-conducteurs ont un bruit thermique, un gain, une tenue aux tensions, une bande passante de puissance. Ils sont triés après fabrication et le constructeur choisit ce qui rentre dans son cahier des charges. Remplacez un transistor ou un circuit intégré par son petit frère du même modèle, vous n'entendrez pas la moindre différence. Les résistances ont, suivant leur technologie, des caractéristiques décrites et connues. Selfiques si ce sont des résistances céramiques, avec un niveau de bruit plus important, si ce sont des résistances au carbone aggloméré, très silencieuses si ce sont des résistance à couche métalliques, toutes voient leurs valeurs varier avec la température. Et, dans une qualité donnée, toutes les résistances se valent quel que soir le constructeur de celles-ci. Un constructeur sérieux choisit le matériel approprié à l'usage qu'il réclame, et dimensionne ses composants avec une marge suffisante pour la fiabilité. Il veille à ce que les défauts, connus, de chaque composant ne viennent pas nuire à la qualité sonore là où ils sont utilisés. Un exemple ? On choisit un ampli faible bruit pour les entrées micro ou PU. On n'a pas besoin d'une puissance de sortie considérable. En revanche, l'étage de sortie, lui, sera calculé avec une capacité de puissante suffisante pour attaquer au moins dix fois la charge requise, et on n'aura pas besoin de performances en bruit exceptionnelles, vu le niveau élevé des signaux qu'il traite.Aussi, un constructeur sérieux a mis au point son ampli à sa température de fonctionnement: laissez chauffer votre matériel à sa température de fonctionnement avant écoute pour que les tensions et valeurs se stabilisent au niveau optimal. Une petite note sur les condensateurs. Il en existe de plusieurs technologie, présentant plus ou moins de défauts et de disparité. Et dont la valeur varie suivant la fréquence. Les plus critiques sont les condensateurs électrochimiques. Seuls capables d'offrir des capacités importantes sous un faible volume, ils sont peu précis (-50, +100%), voient leurs capacité et leur durée de vie varier avec la fréquence, la température, le courant. Le constructeur s'en sert principalement comme réserve de courant en filtrage d'alimentation. Il redimensionnera largement leur valeur pour compenser la perte de capacité que le temps et la disparité de leurs caractéristiques apportera, et veillera à choisir des éléments bien fabriqués, qui ne sèchent pas trop vite (dix ans est la durée de vie normale d'un électrochimique). Il est très facile de compenser la mauvaise réponse aux appels rapides de courant en doublant les électrochimiques par des condensateurs de petite valeur, montés en parallèle, qui passent bien la haute fréquence: Inutile de regarder si la marque des électrochimiquesest renommée et leur tenue à 105° dans un pré-ampli qui reste froid est sans réel interet. Il vaut mieux un condensateur de 100 µF de qualité moyenne, monté en parallèle avec un 100NF et un 100PF polypropylène et céramique, qu'un condensateur électrochimique à faible coefficient selfique audiophile griffé Cardin hors de prix. Espérez plutôt que vous n'êtes pas tombé sur une fabrication défectueuse. Choisissez un constructeur sérieux et faites confiance si les les mesures que vous avez faites sur son matériel sont bonnes. La seule chose qui est sure, c'est qu'un électrochimique n'est pas idéal sur le trajet du signal par le bruit qu'il engendre et sa résistance aux fréquences élevées. les liaisons directes sont possibles et largement préférables. Mais cela se voit aux mesures. Même ainsi, les différences à l'écoute ne sont pas si importantes qu'on veut bien nous faire croire. De toutes façons, comme il est tout à fait possible de se passer partout d'un condensateur électrochimique dans le trajet du signal par un design sérieux, hein.. Si les mesures de bruit et de slew rate sont bonnes, et que l'écoute est satisfaisante, qu'importent les moyens employés ! Et si vous concevez ou modifiez un appareil pour l'améliorer, il vaut mieux rajouter un bon transistor à effet de champ à 1 euro correctement polarisé, en liaison directe ou avec 100Nf en série pour faire du filtrage, qu'acheter un condensateur à huile des 100µF de chez machin truc, gros comme un miche de pain, à 40 euros ht, comme je l'ai vu ici ou là sur les forums. Le son d'un système change suivant le sens des prises de courantEt bien aussi bizarre que ça puisse vous paraitre, c'est vrai. En tous cas si votre système n'est pas parfait. ET, comme tout ce qui est vrai, c'est mesurable. Par quelle magie ? C'est bien simple, les transformateurs présentent, par capacité parasites, des fuites de courant vers la masse mécanique (chassis). La tension alternative est de haut voltage chez nous (250v) et peut induire des courants non négligeables. Pire encore, si vous avez à proximité, ou dans votre chaine elle-même des alimentations à découpage, elles produisent sur la ligne secteur des parasites à fréquence élevés. Si vous mesurez avant de raccorder deux appareils ensemble et avec un bon voltmètre la tension alternative entre les deux masses, vous verrez qu'il existe une différence de potentiel plus ou moins importante, qui augmentera ou diminuera suivant le sens de la prise de courant de l'un d'entre eux. On fera l'essai sur sa chaine avec l'ampli et le préampli et on choisira la meilleure combinaison possible. On ne touchera plus à ces deux appareils, et on fera cet essai avant de brancher tout nouvel équipement. Il existe des filtres secteurs dans le commerce. Certains sont hors de prix. Bien utilisés ils seront efficaces. On peut les remplacer avantageusement (au niveau du prix) par deux selfs correctement calculées et trois condensateurs. Ou par un transfo d'isolation et un condensateur. Nb: L'amplificateur devra être branché, lui, directement sur le secteur, de même que les appareils qui comportent des alimentations à découpage. Un constructeur sérieux prend soin, de toutes façons de placer des filtres anti HF sur les lignes HF de tous ses appareils. L'amélioration sera moins sensible dans ce cas.L'électronique est sensible aux vibrations et les appareils doivent être montés sur des cônes en or massif et Diamants brutsBon Soyons sérieux. Si votre transfo fait du bruit, resserrez-le. Ou demandez un échange sous garantie. Pour le reste, certes, un lecteur de CD pourra voir son tracking diminuer s'il est soumis à de fortes vibrations: on évitera de la poser sur les enceintes. Pour le reste, rien du tout, si toutes les soudures sont bonnes, votre ampli ou préampli à semi conducteur pourra être posé sur une table vibrante si vous voulez. Inutile de noyer vos composants dans le plâtre ou les silicones. Quand aux pointes en cônes, c'est un joyeux n'importe quoi. Votre platine de Pick-up sera évidement posée sur le support le plus stable possible, et devra être, par construction, correctement suspendue. Sinon, montez-la sur des supports amortisseurs, à base de mousse, de balles de tennis, ce que vous voulez, pourvu qu'elle ne vibre pas avec le son des hauts parleurs. Et virez-moi ces cônes sous vos amplis, s'il vous plait, c'est joli, mais c'est ridicule. En ce qui concerne les enceintes, nous y reviendrons dans le chapitre particulier qui leur sera consacré. Sachez que tout dépendra de l'enceinte et des propriété de vos sols.J'ai un amplificateur qui annule la "distorsion de mémoire"C'est bien. personnellement j'évite effectivement de passer un disque D'ACDC avant d'écouter le clavecin bien tempéré de jean Sébastien Bach. Jusqu'où va l'imagination des marketteux et la crédulité de l'idiophile, je vous jure ? Oui, il y a une mémoire des composants. Une résistance se souvient (le temps qu'elle refroidisse) qu'elle a été traversée par un courant important. Un condensateur se souvient (le temps qu'on le recharge) qu'il a été déchargé par une demande importante de courant. Un transistor... on, arrête là ? Après tout, un lavabo se souvient aussi qu'il a été rempli d'eau le temps qu'il se vide. Et ce temps, en électronique, s’appelle le slewrate. Bon, je ne dis pas que les amplis Lalardin sont mauvais, je n'en sais rien et je n'irai pas les écouter parce qu'il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Et qu'on ne me parle pas de la découverte récente du quatrième composant passif à mémoire d'état, le Mémistor. Ça c'est très sérieux, le principe est simple à comprendre, mesurable, reproductible et ça n'a RIEN à voir.Les connecteurs en or ou professionnels, ou de chez machin sonnent mieux que les autresOui, bon, ce qu'on demande à un connecteur c'est d'avoir la résistance de contact la plus faible possible. Ça implique un métal qui ne s'oxyde pas (le placage or, c'est bien mais le Nickel, c'est mieux), qu'il y ait une forte pression entre les deux parties connectées, que l'ensemble s'il est peu souvent manipulé soit le plus possible à l'abri de la pollution, autonettoyant au branchement si possible (pièces frottant les unes sur les autres) qu'il tienne bien le câble pour éviter que celui(ci ne s'arrache.. et quoi ? Un connecteur, n'a pas plus de son propre qu'un câble. Si le contact est bien fait et qu'il ne crache pas, tout va bien. Sinon, tout va mal.Il y a des techniques de câblage qui peuvent améliorer le sonTout à fait, et nous y viendrons plus tard. suivant les techniques employées, il y a plus ou moins de courant entre les masses (boucles etc) plus ou moins de parasitage galvanique sur les entrées, plus ou moins de réinjection de HF dans les contre réactions des amplis de sortie. Là encore, c'est scientifiquement explicable, reproductible, et n'a rien de magique. Et c'est valable aussi bien pour vos câbles que pour les dessins de circuit imprimés ou le câblage interne des amplis et alimentations. Nous y reviendrons en détail. Sachez qu'en 70 déjà, dans mon bureau d'études, nous avions divisé le taux de distorsion d'un ampli de puissance par 10 simplement en re-dessinant soigneusement le circuit imprimé, suivant des règles logiques.L'analogique, ça sonne mieux que le digital. le vinyl, c'est mieux que le CDVoila qui va désespérer n'importe quel ingénieur du son ayant passé sa vie à entendre les sons se détériorer sur les magnétophones analogiques au fur et à mesure que les bandes s'usaient et se démagnétisaient en passant devant les têtes pendant les longues séances de "re-re". Et la tronche en écoutant le massacre des gravures par rapport aux bandes originales. Non, le numérique est en tous points supérieur. La légende du "son froid et agressif" vient d'un phénomène simple à comprendre. Comme la chaine de production détériorait les sons, les enceintes de studio étaient étudiées pour reproduire les sons d'une façon particulière. On entendait moins les aigus, qu'on rajoutait bien sur au mixage pour que ça soit agréable à entendre. Et si l'ensemble était bien calibré, ça compensait plus ou moins bien les pertes dues plus tard à la gravure. Quand on a pressé les premiers CD, à partir des bandes habituelles, ils ne perdaient pas les aiguës, du coup, ceux qu'on avait rajouté devenaient pénibles et déséquilibrés. VU ? D'autre part, les convertisseurs n'étaient pas aussi transparent qu'ils le sont aujourd’hui. Le filtrage brutal qui les suivait faisait tourner les phases et touchait à la linéarité. cela introduisait une dureté et un manque de transparence supplémentaire. Quand il est bit par bit (ce n'est pas le cas du CD) un signal numérique ne se modifie ni dans le temps, ni dans ses transmissions. (Sinon, on aurait du mal avec l'informatique). Ceci dit, c'est vrai que le flou du vinyl avait du charme et introduisait un mystère et une poésie agréables. Et il est parfois décevant (écoutez un vieux 45 tours des Beatles) d'entendre la recopie crue en CD d'un vieux truc qui vous avait tant plu dans les vieux jukebox de votre jeunesse. On verra plus tard, en parlant des amplis en classe D que les commentaires et analyses seront très semblables. En conclusion, le vinyle c'est 30 à 40db de rapport signal bruit, sans compter les craquements, des distorsions considérables augmentant à chaque passage, la bande magnétique analogique, c'est 60 db de rapport signal bruit et 3% de distorsion. et des courbes de réponses à +/-3db de 2 à 20 000hz. Á comparer avec les 100 à 110 db de rapport signal bruit d'un cd, sa distorsion de 0.001% et sa courbe plate à quelque dixième de bd. Qui dit mieux ? Et, si votre son numérique vous parait perfectible, regardez du côté des horloges des convertisseurs et surtout la qualité des étages analogiques qui les suivent. Franchement, vous préférez quoi ? La télé d’autre fois, analogique, avec ses échos et sa neige ou la HD, numérique ? Et encore, on emploie pour l'image des procédés de compression destructifs. Pas en son professionnel.La classe A, c'est la classeIl existe plusieurs classes d'amplificateurs. Ces classes, qui ne sont pas des classements par "qualité", rien à voir avec des Mercédes, mais par type (principe) de fonctionnement sont les classes A, B, AB, C, D, H,T etc...La plupart du temps, les amplificateurs sont conçus de façon symétriques, avec un rail d'alimentation positif, une masse au milieu et un rail négatif. Et on utilise des semiconducteurs complémentaires pour envoyer plus ou moins de ces tensions d'alimentation dans la sortie. En Classe A, les deux étages complémentaires sont conducteurs en même temps. Cela signifie qu'une partie non négligeable du courant sera consommée dans les résistances de charge internes. Pour un pré-amplificateur, on s'en fiche un peu, les courants étant tout petits. Pour un Amplificateur de forte puissance, ce n'est pas du tout la même chose. La classe A a un rendement épouvantable et doit dissiper dans des radiateurs de grosse taille une quantité impressionnante de calories perdues, et la facture EDF qui va avec. Pour éviter cela, les ingénieurs ont inventés la classe B. Le transistor au dessus va être conducteur pendant les excusions positives du signal, et celui du bas sera coupé. Ce sera l'inverse pendant les excursions négatives du signal. Mais il y a une difficulté, c'est au moment du passage à 0. S'il est mal réglé, il peut y avoir autour de 0 une plage pendant laquelle aucun signal ne passera. Cela crée une distorsion extrêmement désagréable, plus audible à bas niveau, qu'on appelle la distorsion de croisement. Pour éviter cela, on crée une petite plage, plus ou moins importante autour de 0 pendant laquelle les deux transistors conduisent simultanément, se recouvrent. C'est la classe AB. Cela a un petit inconvénient, pendant leur conduction commune, l'impédance de sortie sera plus faible que pendant que chaque transistor conduit seul. négligeable si cette impédance est petite par rapport à celle de la charge, et facilement maitrisée par la contre réaction. Les mesures du taux de distorsion prennent ce phénomène en compte, et si votre ampli en classe AB est donné pour moins de 0.1% de distortion à 1w (qui sera du bruit en grande partie) , le problème est réglé. Il est certain qu'un fonctionnement en classe A procure un infime avantage à l'écoute. Infime, raiment, et qui ne vaut pas l'impossibilité de monter en puissance et la perte de dynamique qui va avec. Un bon ampli en classe Ab de 100 watts ou plus sera bien meilleur qu'un ampli en classe A de 10 watts trois fois plus gros et chauffant plus, dès qu'on désirera écouter à un niveau sonore conséquent. Question de dynamique et de réserve de puissance. Pour aller plus loin, et au lieu de moduler la tension de sortie en suivant le signal à reproduire (le transistor sert de résistance série et dissipe la différence entre tension d'alim et tension de sortie), on a eu l'idée des autres classes. En gros, on va commuter en tout ou rien et à fréquence élevée le signal de sortie. Pendant plus ou moins longtemps, ou des façon plus ou moins répétée, de façon à fournir une énergie aux hauts parleurs qui soit proportionnelle à celle du signal. Du coup, les transistors de sortie n'ont plus de grosses différences de potentiel à gérer et l'ensemble dissipera très peu de calories. C'est comme ça que marchent les alimentations à découpage de vos ordinateurs, avec des rendements de l'ordre de 80 à 80% ou plus. C'était compliqué à mettre en œuvre en composants discrets, mais les circuits qui s'en occupent sont maintenant disponibles et intégrés, ne sont pas chers, et très au point aujourd'hui. Ils permettent la fabrication d'amlis en Classe D minuscules, nécessitant très peu de composants externes, donc très bon marché, et stupéfiants de qualité quand ils sont bien conçus (quoiqu'on puisse vous raconter). Alors, soyez indulgent envers votre voisin qui roule en carriole à cheval, et exhibe fièrement son gigantesque Ampli machin de cinquante kilos en classe A de 2 fois dix watts à dix mille euros et à lampes, monté sur cones plaqués or. Et prenez plaisir à écouter de la très très haute fidélité avec votre ampli microscopique en classe D de deux fois 150 watts ou plus, qui vous aura couté moins de 2000 euros. Ou moins de 200 euros si vous l'avez monté vous même ? Un ampli d'exception à 10.000 euros sonne mieux qu'un ampli à 150 eurosEt bien il me semble que nous avons répondu à la question ? Une Rolex est-elle plus précise qu'une Swatch à quartz ? Tout dépend de ce que vous voulez faire. Impressionner vos voisins par l'étalage de votre réussite et de vos richesses, ou écouter de la musique dans les meilleures conditions ?L'approche scientifiqueLes lois de la physique sont incontournables. Ceux qui ont fait évoluer la haute fidélité depuis le 78 tour ne sont pas ces gouroux audiophiles magiciens des enceintes miracles et de la poudre à perlinpinpin. Ce sont les ingénieurs des bureaux d'étude des grands fabricants de semi conducteurs ou de hauts parleurs, qui sortent d'écoles d'ingénieur, et passent plus de temps en calculs mathématiques et mesures qu'en écoute avec des bandeaux sur les yeux. Ce qui ne les empêche pas d'écouter de la musique une fois rentrés chez eux, bien sur. Ne tombez pas dans les pièges idiophiles, ne vous laissez pas abuser. Et, plutôt que de passer votre vie à écouter le son de votre chaine, et , inquiet, de tenter de l'améliorer, si vous preniez le temps d'écouter plutôt la musique qu'elle reproduit, le jeu des musiciens, la composition des morceaux, le groove des rythmiques, l'émotion et le swing du chanteur ? N'oubliez jamais que les disques sont produits dans des studios imparfaits, qu'on manque toujours de temps aux mixage pour atteindre la perfection, qu'on est trompé par les écoutes du studio dans lequel on enregistre ou mixe, et même par soi-même et ses lubies du moment. Quand Dieu sortira son disque, il vous donnera sa chaine avec. |