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Christophe Esperado : 18-03-2002
 

g (jean b.), le lun. 18 mars 2002 23:17:18, nous
écrivait ceci sur fral:

Matin gris-malaise, un vent de folie m'a soufflé dans la tête, dévastant ma raison, ce qu'il en restait et me laissant la honte, les tripes nouées et la gueule de bois. Je ne sais plus où j'en suis, où je suis, présence symboliquement physique sur mon lieu de travail mais pensées tourneboulées, cauchemar persistant que je ne puis exorciser, dont je n'arrive pas à me réveiller. Je perds les pédales, je fais des conneries, tête et coeur en errance, secoués de n'avoir pas su apprivoiser, soigner, conserver une viabilité à des rêves trop beaux dans lesquels je m'étais jeté éperdument.

Lorsqu' enfant, nous percevions chez quelques adultes ce détachement apparent, cette fugitive impression qu'ils étaient là sans vraiment y être, et que nous envions ce détachement, supposé être une preuve de sagesse, d'indulgence et ce sourire tendre inachevé, nous étions loin de nous imaginer quelle excessive souffrance l'occasionnait. Faut-il donc tous passer par là ? Est-cela, la condition des hommes ?
 
> Restent les regrets, la rage d'avoir moi-même contribué à ce gâchis, la résurgence du syndrome de l'échec, dont je ne parviens pas à réellement me sortir. Et puis cette honte, cette envie de tout effacer, de tout recommencer, irrationnalité et impossibilité.

Il serait temps de nous donner à tous une générale absolution. Effacer, non. Merde alors ! Recommencer ? Inutile, nous recommencerions exactement les mêmes choix. A moins que nous soyons capables d'etre moins vrais, moins purs, ou plus aptes au mensonge. Et , aujourd'hui, notre honte serait plus vive encore. Non, Jean B. aucune honte à avoir. Nous sommes nombreux menbres du club. Et que ceux qui nous reprochent notre egoîsme aillent se faire foutre. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Oui, nous sommes nombreux à avoir passé notre vie à nager à contre courant. Faut pas s'etonner de notre fatigue, de notre echec. Contre le courant, personne ne peut rien.

> L'errance à nouveau, peur presque panique de mes lendemains, les enfants une semaine sur deux et lorsqu'ils ne sont pas là, l'angoisse, la solitude qui mord et étreint, m'étouffant d'un indicible malaise. Alors, justement, tenter de dire l'indicible, pour exorciser ou expier. Contradictions encore et toujours, maudire les maux dits dans une imprudente impudeur, scripto-thérapie maladroite et malaisée du malaise, explosion voulue des psychorégraphies intérieures en proie à un emballement .

Désorchestré? J'ose esperer quelqu'utilité à cette mise à plat de la partition de nos vies. Pour nous comme pour les autres. Ne serait-ce que pour acquerrir un peu de l'indulgence qui nous manquait.

> Mots du moi, maudit moi, jetés en pâture, opprobe éprouvée, délirante déliquescence, lente mais visible victoire de la désagrégation, de la décomposition... Clap de fin, coupez, c'est dans la boîte !

Oui, Jean. T'es moche, t'es vieux, les jeunes filles si belles dans la rue ne te voient même plus. Tu es devenu transparent. Ta famille est détruite, ta vie en lambeau. Tu ne peux même plus te porter toi-même ? Comment penser que tes enfants puissent se reposer sur toi ! Chaque matin, dans ta glace, tu vois un homme que tu ne reconnais pas. Ta peau est étrange au toucher, trop fine, elle ne t'appartiens plus. Elle te rapelle, fugitivement celle de tes parents, la première fois que tu l'as remarqué, et que tu as eu peur de les perdre. Chaque matin , ta vision se déteriore, les choses alentour deviennent floues dans ton regard identique, ton regard à toi, ton regard de vingt ans. Cette fille que tu aimais, si belle, si tendre, si chaude et douce, est devenue dure comme de la glace ? Yn ivr rfg har fnybcrevr ? Ta gueule, on a pas le droit de le dire, c'est un secret bien gardé. Bon, c'était une petite bourrade de mec bien connement pudique, pour te dire: "All along the watch tower", "le temps ne fait rien à l'affaire", "t'es pas tout seul", "down the border line", et toutes ces foutaises. On va encore baiser apres les barricades, jetter tous les pavés dans la mare, faire de nos vies une aventure, fabriquer le monde comme on le veut. Jusqu'au dernier instant, clap de fin, c'est dans la boite. T'as des doutes ? t'es pas convaincu ? Jette une oreille à ta discotheque. A la télé ya les L5.

> Avec toutes mes excuses réitérées auprès des personnes qui se seront reconnues, et aux autres, pour m'avoir supporté dans mes délires.

Y a pas d'mal, m'sieur. Excuses accéptées, on s'est tous reconnu ;-)

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